En d’autres termes peut-on toucher des revenus avant sa retraite sans travailler ? C’est possible en faisant les bons choix de placement et en adaptant la prise de risque, chiffres à l’appui. 

Faut-il imaginer une « bonne allocation d’actifs » ? Disons environ 25 % d’immobilier, à dominante professionnelle via la pierre-papier, 25 % de fonds en euros  avec l’assurance-vie pour garder des réserves, 25 % d’actions internationales de belles sociétés, 25 % de private equity (investissement dans les entreprises non cotées) » ?

Faut-il plutôt construire à partir de l’assurance-vie ? En partant du fonds en euros, à étoffer par des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), des OPCI (organismes de placement collectif immobilier, qui mixent immeubles tertiaires et actions) et des fonds d’actions dynamiques ?

N’est-il pas préférable de profiter des taux très bas (1,25 % en moyenne, toutes durées confondues) et d’utiliser  au maximum le levier du crédit sans partir sur de trop longues durées, pour acheter des biens immobiliers et les louer de préférence en meublés, et des SCPI  ?

Devenir rentier avant la retraite c’est possible !

Même si les rendements des principaux placements s’érodent (livrets, assurance-vie et même SCPI), il est toujours possible de s’arrêter de travailler avant sa retraite et de vivre de ses rentes. Mais il faut le prévoir au moins une dizaine d’années avant pour avoir le temps de tout mettre en place. Un patrimoine se construit et se  consolide petit à petit ». La variable temps est votre meilleur atout. Livrons nous à quelques calculs :

Pour constituer un patrimoine financier de 500 000 €, il faut épargner 41 000 € par an pendant 10 ans ou 15 650 € par an pendant 20 ans, sur la base d’un placement proposant raisonnablement 4% de rentabilité.

Pour constituer un patrimoine immobilier de 500 000 €, il faut faire un effort annuel de trésorerie de 33 500 € par an pendant 10 ans ou de 9850 € par an pendant 20 an aux mêmes condition de rentabilité (4%).

Assurance-vie et immobilier d’abord

Les rentiers actuels s’appauvrissent aujourd’hui à cause de l’érosion des rendements des placements qui leur ont permis de constituer leur capital : pour constituer comme pour préserver son capital et ses rentes il faut donc constamment réexaminer ses choix et régulièrement arbitrer.

L’équilibre à trouver est fonction de chaque situation mais les deux incontournables restent l’asurance-vie et l’immobilier. Il faut savoir avancer à son rythme et avec ses atouts : tabler sur l’immobilier pour se constituer un premier patrimoine quand on a le temps devant soi, épargner en assurance-vie pour le long terme.

Bâtir une stratégie suppose de s’adapter aux possibilités du moment, mais aussi de ce que l’on envisage de faire une fois rentier : entre le tour du monde ou profiter et faire quelques voyages peut-être ? Il est même probable de ne pas trop savoir quoi faire une fois devenu rentier : cette indétermination aussi se prépare.