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Ingénierie Patrimoniale

Catégorie : Actualités financières (Page 1 of 3)

Monnaie digitale de banque centrale : un moyen de réduction de la ponction des vieilles banques sur le PNB

Le 15 octobre dernier la Banque de France divulgue un document de travail faisant état de la réflexion pour l’Etat de recourir à une crypto monnaie qui lui serait propre. 

L’examen des  modalités et des conséquences de l’émission d’une monnaie digitale de banque centrale (MDBC) se révèle encourageant : Un motif d’émission d’une MDBC pourrait être d’abaisser les coûts de transaction grâce à l’utilisation  de la Blockchain. Comme la technologie sous-jacente ne comporte pas de coûts élevés, l’émission d’une MDBC  pourrait aussi discuter le monopole onéreux que les banques classiques en renforçant la concurrence par l’entrée de nouveaux prestataires.

Pour les spécialistes de la Banque de France, en renforçant la concurrence et en permettant des gains de productivité à la fois dans les services de paiements et au-delà (services financiers, commerce de détail,…),  l’émission d’une MDBC représenterait un choc d’offre qui soutiendrait la croissance économique  à court et moyen terme et qui pèserait transitoirement sur les prix. Une manière de dire que cette crypto monnaie d’Etat réduira la ponction des vieilles banques sur la production de la richesse nationale.

En savoir plus :

https://publications.banque-france.fr/monnaie-digitale-de-banque-centrale-une-deux-ou-aucune

Épargne retraite : les décisions à prendre à 30, 40 et 50 ans

Pour être à l’abri des soucis financiers quand vous vivrez inactif d’acheter, il est recommandé d’acheter votre logement à 30 ans, de diversifier vos placements à 40 ans et de souscrire au nouveau PER (plan d’épargne retraite) qui a vocation à remplacer Perp, Madelin et Article 83.

Allongement de la durée de la vie, baisse du rendement des placements traditionnels (immobilier locatif et assurance vie en tête), érosion des pensions des régimes obligatoires… l’avenir financier des futurs retraités s’annonce morose.

Conscient du problème, le gouvernement entend relancer les placements labellisés retraite (Perp, Madelin, article 83, Perco) en les réformant dans le cadre du projet de loi Pacte publié au journal officiel fin mai 2019.

Les principales mesures annoncées visent à simplifier et harmoniser les dispositifs existants. Un nouveau plan d’épargne retraite (PER) lancé le 1er octobre 2019 englobe l’ensemble des dispositifs existants. Il permettra une sortie en rente et/ou en capital en fonction des desiderata de chaque épargnant. Comme toujours l’intérêt et la portée de ce nouveau placement dépend du contenu exact des produits proposés par les professionnels.

À 30 ans, achetez votre logement

En gestion patrimoniale, il faut savoir sortir des sentiers battus mais aussi rester classique quand le bon sens l’impose.

L’acquisition de la résidence principale reste la première décision à prendre pour préparer sa retraite. N’avoir ni dette à rembourser, ni loyer à décaisser quand vous vivrez inactif vous aidera à boucler votre budget.

Si vous n’avez pas les moyens d’acheter votre logement, faute d’apport suffisant ou de prix trop élevés dans les grandes agglomérations, investissez dans un appartement locatif ou une résidence secondaire. L’important est de mettre un pied dans l’immobilier, une composante majeure de tout patrimoine.       

À 40 ans, dotez-vous d’une épargne diversifiée en Bourse et assurance vie

Après une quinzaine d’années de vie professionnelle, les revenus deviennent plus significatifs et la résidence principale est en bonne partie payée. C’est donc l’âge idéal pour entamer une véritable diversification.

Priorité à l’assurance vie : Enveloppe fiscale vedette, elle donne accès à une panoplie de supports d’investissement adaptés à tous les profils d’épargnants, des plus frileux aux plus dynamiques.

En pratique, alimentez chaque mois un contrat en investissant 70 à 80% de vos versements sur le fameux fonds en euros à capital garanti et 20 à 30% en actions internationales pour profiter du dynamisme des marchés financiers à long terme.         

À 50 ans, souscrivez un produit d’épargne retraite

Nous ne les recommandons qu’aux contribuables de plus de 50 ans, taxés à au moins 30%.Quel que soit votre choix, pensez à interrogez votre interlocuteur sur les conditions de sortie : rente et/ou capital, fiscalité.

Notez que la loi Pacte ne modifie pas la hiérarchie des placements, même si elle améliore les conditions de sortie des produits retraite.

Enfin, l’assurance vie reste sur la plus haute marche du podium.

Arnaques financières : quand la recherche du rendement vire à l’enfer

Bitcoins, options binaires, vins, forêts… les placements atypiques offrent un terroir idéal pour édifier diverses escroqueries. L’Autorité des marchés financiers et le parquet de Paris tirent la sonnette d’alarme.

Un milliard d’euros. C’est la somme considérable perdue par les épargnants, entre juillet 2017 et juin 2019, non à cause des aléas des marchés boursiers mais des multiples escroqueries financières dont ils ont été victimes. « Nous sommes face à un véritable fléau ! », a déclaré Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), lors d’une conférence conjointe avec le parquet de Paris et l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel), le 17 septembre. « Il s’agit de véritables escroqueries, pas de simples manquements à la réglementation des placements », a précisé le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz.

Majoritairement concentrées sur le Forex et le crédit jusqu’en 2016, les arnaques se sont déplacées vers de nouveaux supports, surfant sur les tendances du moment comme le diamant, les crypto-actifs, les forêts, le vin, les fausses SCPI (par la duplication frauduleuse de vrais sites Internet de SCPI) ou encore… les vaches laitières.

Gare aux démarchages

L’érosion des rendements des produits classiques (livret A et assurances-vie en euros) pousse les épargnants à chercher des placements plus rémunérateurs et, a fortiori, à prendre plus de risques. Les escrocs l’ont bien compris. Via « des organisations très élaborées », explique Rémy Heitz, ils ciblent majoritairement les plus de 50 ans, qui représentent plus de 65% des victimes. Une fois ferrées, elles sont entraînées dans « une spirale infernale ».

Tout commence par un simple démarchage, en ligne (une publicité, par exemple), par messagerie électronique ou par téléphone (le numéro étant le plus souvent français). « La victime est mise en relation avec un faux conseiller dont le discours est manipulatoire, mêlant des informations avérées et mensongères », détaille l’AMF. L’escroc tente de lui vendre un placement atypique avec promesse de taux très rémunérateurs. Pour le mettre en confiance, il lui propose de placer « à l’essai », une somme relativement faible, « le plus souvent 1.000 euros », détaille le procureur de Paris.

Harcèlement et usurpation d’identité

Le placement litigieux tient toujours ses promesses, dans les premiers temps, et s’avère en effet rémunérateur. Mais ce n’est qu’un rendement en trompe-l’œil pour inciter le particulier à verser plus. « Les escrocs n’hésitent pas non plus à se faire passer pour des autorités administratives afin de soutirer encore plus d’argent, par exemple pour la DGFIP* qui réclamerait des impôts sur les sommes investies », prévient Christophe Perruaux, le procureur de la République adjoint de Paris. L’usurpation d’identité d’acteurs publics est l’une des méthodes les plus employées par les escrocs financiers.

Si les investisseurs souhaitent récupérer leurs mises, il leur est demandé divers frais coûteux (frais de garde, de déblocage, de douanes, etc.). Encore plus de sommes à verser… dont ils ne reverront jamais la couleur. « Les démarches des escrocs sont extrêmement insistantes, elles virent au harcèlement, dénonce Rémy Heitz. L’année dernière, l’une des victimes [NDLR : un couple de retraités] a perdu près de 500.000 euros ! ».

Avant de céder à l’appel du rendement, il est donc plus que recommandé de vérifier la liste noire de l’AMF et, plus généralement, d’éviter de répondre aux démarchages…

Capelli et Associés vous accompagne pour éviter les mauvaises surprises et sélectionner les investissements sains.

Retraite: Perp ou assurance vie ?

Le Perp (Plan d’épargne retraite populaire), qui a vocation à être remplacé par le plan d’épargne retraite individuel (PERIN), et le contrat d’assurance vie sont deux produits qui se ressemblent fortement mais dont certaines caractéristiques techniques et fiscales les différencient. Ils sont très complémentaires pour des épargnants en activités fortement imposés.

Créé en 2003, le Perp (Plan d’épargne retraite populaire) – bientôt remplacé par le plan d’épargne retraite individuel (PERIN) – est conçu sur la base d’un contrat d’assurance vie. Il dispose alors des mêmes types de supports financiers : le fonds en euros pour la partie sécurisée et les unités de compte pour dynamiser son potentiel de performance.

Le Perp : une rente pour la retraite

Le Perp est dédié exclusivement à la retraite. C’est un produit tunnel qui, hors cas exceptionnels (chômage, invalidité…), n’est pas disponible jusqu’à l’âge de la retraite.

Son principal attrait vient de son avantage fiscal à l’entrée. Les versements sont déductibles (dans certaines limites toutefois) de vos revenus. Dès lors, plus votre tranche marginale d’imposition est importante et plus l’économie d’impôt l’est aussi.

À la retraite, au minimum 80% de la valeur du plan est obligatoirement convertie en rente viagère, fiscalisée dans vos revenus.

L’économie fiscale réelle correspond alors à l’écart du niveau d’imposition entre la vie active et la retraite.

L’assurance vie : capital disponible

Un contrat d’assurance vie est à la base un produit d’épargne considéré à juste titre comme le couteau suisse du patrimoine. Il vous accompagne dans toutes les étapes de la vie.

À la grande différence du Perp, le capital est disponible à tout moment. Il suffit de faire une demande de retrait que les assureurs appellent rachat.

Il est toutefois conseillé de conserver le contrat huit ans au minimum afin de profiter pleinement de son cadre fiscal qui devient plus avantageuxgrâce à un abattement annuel sur les intérêts (4.600 euros pour une personne seule et 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé).

Surtout, au décès, les capitaux (considérés comme étant hors de la succession) sont transmis à vos proches dans un cadre fiscal là aussi très favorable, excluant de nombreux bénéficiaires de toutes taxations.

Au final, les deux placements sont assez proches mais leurs objectifs sont différents. L’assurance vie est incontournable et adaptée à tous. Le Perp s’adresse à des épargnants en activité fortement imposés qui souhaitent préparer leur retraite.

Comment devenir rentier et vivre sans travailler ?

En d’autres termes peut-on toucher des revenus avant sa retraite sans travailler ? C’est possible en faisant les bons choix de placement et en adaptant la prise de risque, chiffres à l’appui. 

Faut-il imaginer une « bonne allocation d’actifs » ? Disons environ 25 % d’immobilier, à dominante professionnelle via la pierre-papier, 25 % de fonds en euros  avec l’assurance-vie pour garder des réserves, 25 % d’actions internationales de belles sociétés, 25 % de private equity (investissement dans les entreprises non cotées) » ?

Faut-il plutôt construire à partir de l’assurance-vie ? En partant du fonds en euros, à étoffer par des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), des OPCI (organismes de placement collectif immobilier, qui mixent immeubles tertiaires et actions) et des fonds d’actions dynamiques ?

N’est-il pas préférable de profiter des taux très bas (1,25 % en moyenne, toutes durées confondues) et d’utiliser  au maximum le levier du crédit sans partir sur de trop longues durées, pour acheter des biens immobiliers et les louer de préférence en meublés, et des SCPI  ?

Devenir rentier avant la retraite c’est possible !

Même si les rendements des principaux placements s’érodent (livrets, assurance-vie et même SCPI), il est toujours possible de s’arrêter de travailler avant sa retraite et de vivre de ses rentes. Mais il faut le prévoir au moins une dizaine d’années avant pour avoir le temps de tout mettre en place. Un patrimoine se construit et se  consolide petit à petit ». La variable temps est votre meilleur atout. Livrons nous à quelques calculs :

Pour constituer un patrimoine financier de 500 000 €, il faut épargner 41 000 € par an pendant 10 ans ou 15 650 € par an pendant 20 ans, sur la base d’un placement proposant raisonnablement 4% de rentabilité.

Pour constituer un patrimoine immobilier de 500 000 €, il faut faire un effort annuel de trésorerie de 33 500 € par an pendant 10 ans ou de 9850 € par an pendant 20 an aux mêmes condition de rentabilité (4%).

Assurance-vie et immobilier d’abord

Les rentiers actuels s’appauvrissent aujourd’hui à cause de l’érosion des rendements des placements qui leur ont permis de constituer leur capital : pour constituer comme pour préserver son capital et ses rentes il faut donc constamment réexaminer ses choix et régulièrement arbitrer.

L’équilibre à trouver est fonction de chaque situation mais les deux incontournables restent l’asurance-vie et l’immobilier. Il faut savoir avancer à son rythme et avec ses atouts : tabler sur l’immobilier pour se constituer un premier patrimoine quand on a le temps devant soi, épargner en assurance-vie pour le long terme.

Bâtir une stratégie suppose de s’adapter aux possibilités du moment, mais aussi de ce que l’on envisage de faire une fois rentier : entre le tour du monde ou profiter et faire quelques voyages peut-être ? Il est même probable de ne pas trop savoir quoi faire une fois devenu rentier : cette indétermination aussi se prépare.

Donald gazouille, l’Or grimpe

En mai le cours de l’Or progresse à la hausse avant de prendre son envol au mois de juin, crevant le 20 Juin le plafond symbolique de 40 000 €/lingot en atteignant 40 360 €. La persistance des tensions commerciales sino-américaines, auxquelles se sont ajoutées les menaces américaines vis-à-vis du Mexique et même de l’Inde, a ravivé l’inquiétude des  investisseurs.

Après l’embellie observée jusqu’à fin avril sur les marchés financiers, le marché sort petit à petit de son rêve éveillé. L’or et les sociétés d’exploitation minières en ont profité,  en écho à ce qu’on avait observé durant le dernier trimestre de l’année dernière. Jusqu’en mai le cours du lingot circulait dans un tunnel de 35 500 à 37 500 € ; il se stabilise aujourd’hui autour de 39 500 €.

Est-ce que cette situation va durer ? Les indicateurs sont à ce jour ambivalents. La baisse des taux réels américains et la remontée corrélative du Yen – actif défensif –  ont clairement soutenu le métal jaune. Mais la vigueur du dollar US permet de conserver son optimisme. La prudence de la Réserve Fédérale conduit même à l’atténuation des anticipations inflationnistes ce qui est de nature à rassurer les investisseurs. Il n’y a en effet aucune urgence  à trouver une alternative au Dollar ou à se prémunir d’une inflation dont le spectre s’éloigne. L’économie américaine reste solide.

Que va-t-il advenir de l’Or ? Aujourd’hui les marchés anticipent une ou peut-être deux baisses des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine. L’un des objectifs de ces manipulations serait d’occasionner une inflation. L’or est un actif refuge en période inflationiste. Si son cours a augmenté sans que l’explication ne se trouve dans une réelle et durable dégradation des données économiques, dans la mesure où des politiques à venir auront pour effet de soutenir le cours de l’or, sa progression n’est pas terminée en 2019.

La loi Pacte : une épargne simplifiée et rationalisée

La loi Pacte, définitivement adoptée le 11 avril 2019, comporte une série de mesures opérant une refonte de l’assurance vie et des dispositifs d’épargne-retraite.

Le Gouvernement doit encore apporter par voie d’ordonnance ou par décret des précisions sur les modalités d’application de ce nouveau régime qui entrera en vigueur le 1er janvier  2020, dont voici les principales évolutions :

La loi Pacte traduit une volonté des pouvoirs publics de simplifier et de rationaliser les produits d’épargne dans leur globalité. et ainsi renouveler l’attractivité de ces différentes enveloppes. 

Rationalisation de l »épargne retraite : individuelle ou professionnelle 

Aujourd’hui l’épargne retraite se compose de 13 produits d’épargne qui obéissent chacun à  une réglementation différente. Les épargnants doivent ainsi choisir entre le PERCO, les articles 39, 82, 83, les contrats Madelin ou encore le PERP.  Cette offre éclatée contribue aujourd’hui à un manque de lisibilité des solutions pour l’épargnant entrainant sans doute une forme de réticence. 

La nouvelle loi prévoit ainsi la création d’un Plan Epargne Retraite regroupant d’une part les produits de nature individuelle et d’autre part les produits de nature professionnelle :

  • le PERP/contrat Madelin pour l’individuel,
  • le PERCO et l’article 83 pour le collectif.

Par ce regroupement, la réforme harmonise la règlementation en vigueur et assouplit dans une certaine mesure les régimes existants. 

A cet égard, on note deux évolutions notables: la première concerne la portabilité entre ces différents produits qui n’était jusqu’alors que partielle. La seconde porte sur l’harmonisation des différents modes de sortie

La portabilité entre les produits de l’épargne retraite permettra, avec de moindres exceptions, de transférer les capitaux d’une enveloppe d’épargne retraite à l’autre. Cette portabilité était souvent dictée par les conditions de sorties des capitaux accumulés, ce qui a conduit les pouvoir publics à les uniformiser.

En permettant à l’épargnant d’opter pour une sortie en capital ou une  sortie en rente viagère, la loi Pacte offre plus d’options et assouplit  ainsi le régime existant.

Pour rappel, il permettait uniquement aux épargnants de sortir 20% en capital sur un PERP avec une fiscalité privilégiée de 7.5% sur 90% du capital + 9,1% de prélèvements sociaux, soit un coût total de 15,85%.

Dans les prochains mois les précisions seront apportées par voie réglementaire sur la fiscalité des sorties en capital. Il est à craindre que ces sorties soient assujetties au barème progressif de l’impôt sur le revenu, l’effort de flexibilité pouvant se trouver ruiné par une redoutable fiscalité…

Assouplissement des l’épargne financière : tranférabilité (limitée) du contrat d’assurance vie et retraits sur PEA

S’agissant de l’assurance-vie, le principal changement opéré par la réforme porte sur la transférabilité du contrat. Désormais, il sera possible pour un assuré d’arbitrer au sein de la même compagnie son contrat vers un nouveau contrat ou sur un plan d’épargne retraite sans perdre l’antériorité fiscale. 

S’agissant du PEA, l’innovation consiste à offrir aux épargnants la possibilité d’effectuer des retraits partiels dès le 5ème anniversaire sans que cela n’entraine pour autant la clôture du plan (contre le 8e auparavant).

L’ensemble de ces dispositons dont nous attendons les détails auront vocation à s’appliquer aux contrats préexistants à la Loi Pacte : chaque situation personnelle et professionnelle pourra donc profiter de ses disposition.

Nous sommes à votre écoute pour adapter votre épargne à ces évolutions.

Assurance vie : 12 bonnes raisons d’ouvrir ou d’alimenter un contrat en 2019

L’assurance vie mérite son statut de star dans l’univers des placements, malgré des rendements parfois décevants, une fiscalité moins attrayante qu’auparavant et des frais parfois élevés sur certains contrats. Pourquoi souscrire en 2019.

Si vous avez la chance de disposer de quelques milliers d’euros à placer en 2019, les solutions qui s’offrent à vous ne manquent pas. L’assurance vie demeure un placement incontournable malgré des frais parfois un peu élevés sur certains contrats, des rendements 2018 inférieurs à l’inflation et une fiscalité moins attrayante qu’auparavant. Voici 12 bonnes raisons d’ouvrir ou d’alimenter un contrat d’assurance vie en 2019.

1) C’est le placement sans risques le plus rentable qu’on peut ouvrir aujourd’hui

En 2018, l’assurance vie traditionnelle (les fameux fonds et contrats en «euros») a rapporté 1,8% en moyenne (2,3% pour les contrats primés), davantage que le Livret A (0,75 %) et que les PEL actuels (1% pour les plans ouverts depuis le 1er août 2016, mais 2,5% pour ceux ouverts avant février 2015).

Et, en 2019, dans des conditions de marché similaires, l’assurance vie devrait conserver sa longueur d’avance.

2) Les gains sont exonérés d’impôts le plus souvent

Après huit ans de détention, un couple peut retirer 9.200 euros de gains par an hors impôts (la moitié pour un célibataire).

Seuls les prélèvements sociaux (17,2%) sont dus. Chaque retrait comprenant une part de gains et de capital, la somme que vous pouvez retirer hors fiscalité est en réalité bien supérieure : de 20.000 à 40.000 euros selon les contrats le plus souvent.

3) Le «compteur fiscal» ne tourne qu’en cas de retrait ou de décès

Dans un compte-titres ordinaire, à chaque fois que vous vendez une ligne en plus-value, vous passez par la case impôts, sauf pertes réalisées par ailleurs ou utilisation de moins-values en report d’imposition.

Le fonctionnement de l’assurance vie est très différent. Vous pouvez réaliser autant d’arbitrages que vous voulez sans faire tourner le compteur fiscal.

Impôts (quand il y en a) et prélèvements sociaux ne sont payés qu’au décès ou en cas de retrait (on parlera de rachat).  

4) L’assurance vie est exonérée de taxation au décès (sous conditions)

Chaque bénéficiaire d’un contrat vie est exonéré à hauteur de 152.500 euros et n’est taxé qu’à 20% ou 31,25% au-delà, contre jusqu’à 60% dans le cadre d’une succession classique.

5) Le minimum de souscription ne dépasse pas quelques dizaines d’euros

Parmi les contrats Trophées d’Or du Revenu, Compte Épargne transmission de la MIF est accessible dès 30 euros.

Également primés par Le Revenu, les contrats Afer, Fortuneo Vie et LinXea Avenir sont accessibles dès 100 euros. 

6) Vous pouvez transmettre le contrat à la personne de votre choix

Au décès, l’épargne d’un contrat d’assurance vie ne va pas aux héritiers au sens du Code civil (conjoint et enfants le plus souvent) mais aux personnes désignées dans la «clause bénéficiaire» qui peuvent être des tiers.

7) Votre contrat s’adapte à l’évolution de vos besoins

Souvent présentée comme le « couteau suisse » de la gestion de patrimoine, l’assurance vie s’adapte à l’évolution dans le temps de vos objectifs patrimoniaux : financer une résidence secondaire, les études des enfants, préparer votre retraite, la transmission de vos biens…

8) Calibrer son contrat d’assurance-vie

L’assurance vie est un placement populaire mais complexe. Il est nécessaire de sélectionner un contrat aux caractéristiques techniques et financières dans le haut du panier et de vous faire accompagner dans les étapes clés : rédaction de la clause bénéficiaire, choix des supports d’investissement, des options de gestion, optimisation fiscale des retraits, etc. 

9) Vous pouvez récupérer votre argent à tout moment

Le délai de huit ans parfois évoqué correspond à la durée minimale pour obtenir la fiscalité la plus favorable en cas de retrait, mais il ne signifie en rien que votre argent est bloqué.

10) Vous pouvez disposer de plusieurs contrats

Souscrire trois ou quatre contrats de différents assureurs diversifie les gestionnaires et donne accès à un plus grand nombre de supports d’investissement. Capelli et Associés vous accompagne dans cette diversification.

11) La performance est au rendez-vous en appliquant la stratégie 80-20

Un assuré qui aurait mis en place une répartition 80% en fonds en euros et 20% dans un fonds investi en actions internationales type Lyxor MSCI World aurait gagné 12,1% en trois ans, 22,5% en cinq ans et 78,5% en dix ans. 

12) Vous souscrivez un placement qui a déjà séduit 16 millions de Français.

Le nombre de contrats est estimé à 54 millions pour un encours de 1.700 milliards d’euros.

Si on tient compte des bénéficiaires, l’assurance vie concerne plus de 30 millions de Français. Seul l’immobilier, plus taxé et plus chronophage, rivalise en termes de popularité et d’encours.

Pourquoi l’année boursière 2019 va ressembler à 2009

Après une année 2018 en forte baisse, les sociétés de gestion se cherchent de nouvelles raisons d’espérer pour cette année.

En ce début d’année, les marchés boursiers ont un peu la gueule de bois : après une année 2018 catastrophique, les grands indices européens semblent figés. Et pour cause, Brexit, Italie, élections européennes, crainte de récession prochaine aux Etats-Unis : les sources d’inquiétude ne manquent pas pour les investisseurs en ce début d’année. Sans parler des gilets jaunes qui occupent les ronds-points et l’actualité française depuis la mi-novembre.

 » Ce début d’année me rappelle les années 2003, 2009 et 2012 : des marchés très déprimés, voire surdéprimés en début d’année « , constate Christophe Mianné, directeur général de La Financière de l’Echiquier.   » Mais ce sont 3 années qui ont fini dans le vert ! « , ajoute-il. Pour Mathieu Grouès, associé-gérant chez Lazard Frères Gestion, c’est une autre année en neuf qu’il faut regarder :  » On est plutôt en 1999, un krach mou avec des indicateurs économiques plutôt bons.  » Mais il reste trop d’inconnues aux yeux des professionnels pour redevenir confiants.  » Il faut faire la différence entre le risque et l’incertitude : le premier est quantifiable et c’est notre métier de le gérer. L’incertitude, c’est beaucoup plus complexe « , explique Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d’AllianzGI.

Face à des marchés européens qui restent soumis à de nombreux aléas politiques, les Etats-Unis ne sont plus le refuge qu’ils ont été l’an dernier :  » Pour la première fois en 20 ans, Wall Street est plus volatil que les autres Bourses ! « , signale François-Xavier Chauchat, économiste chez Dorval AM. Et malgré la chute du dernier trimestre, les actions américaines sont toujours 15 à 20% plus chères que les autres, malgré les craintes sur un ralentissement après le plus long cycle de croissance qu’aient connu les Etats-Unis depuis la seconde Guerre Mondiale.

Lueurs d’espoirs

Mais par rapport aux nombreuses présentations qui se sont déroulées avant la trêve des confiseurs, l’atmosphère des réunions de ce début d’année semble moins anxiogène. Non que les craintes se soient envolées, disons plutôt raisonnées. D’ailleurs, les marchés actions se redressent des deux cotés de l’Atlantique.  » Si l’accalmie s’installe, il y aura de belles opportunités « , anticipe François-Xavier Chauchat. Une conviction partagée par tous : la sélection et une gestion active s’imposent, car la volatilité réapparue l’an dernier sur les marchés restera très présente pour cette nouvelle année.

Vivre de ses rentes: restructurer son patrimoine pour percevoir des revenus

Compléter sa retraite ou se procurer des ressources supplémentaires pour traverser un passage à vide : la priorité des certains épargnants est de percevoir des revenus. Un objectif qui nécessite la réorganisation de son patrimoine. Les bonnes tactiques pour conjuguer rendement et sécurité.

Au-delà de l’immobilier et des produits de rente classiques qui exigent une aliénation du capital, il existe des solutions permettant de générer des revenus en diversifiant son patrimoine.

A tout moment de sa vie, un épargnant peut avoir besoin de mettre son patrimoine à contribution pour percevoir davantage de revenus. Année sabbatique, démarrage d’une nouvelle activité professionnelle … Pour s’assurer des rentrées d’argent récurrentes et maintenir son train de vie, un réaménagement des actifs en portefeuille est souvent nécessaire.

« Il faut évaluer avec précision le flux de revenu dont on aura besoin, fixer la durée de perception des sommes attendues, déterminer le niveau de liquidité du placement mis à contribution et bien cerner son degré de risque », détaille Franklin Wernert, responsable des solutions de gestion de fortune chez Société Générale Private Banking France. Il faut également être conscient des conséquences de cette décision. « Percevoir les fruits de son capital, c’est à terme être davantage fiscalisé », ajoute Fabrice de Cholet, PDG de la banque privée Cholet Dupont. Les intérêts générés par des valeurs mobilières (hors enveloppes fiscales) sont désormais taxés à la flat tax à 30 %. Mais pour la plupart de contribuables, cette ponction est plus légère que par le passé où les revenus du capital étaient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu plus prélèvements sociaux.

Valeurs de rendement

En matière de valeurs mobilières, les scénarios à mettre en place sont limités mais efficaces. Pour ceux qui disposent déjà d’actions logées dans un compte-titres, une réallocation d’actifs aura tout intérêt à faire la part belle aux valeurs dites « de rendement », qui sont souvent des titres de grandes sociétés cotées (Danone, Klépierre, LVMH, Total, Vinci…). Ces dernières ont la réputation de servir régulièrement à leurs actionnaires de copieux dividendes souvent compris entre 5 et 7 % par an. 2018 s’est avérée une année faste en matière de distribution.

« Dans le cadre de notre mandat Actions Europe Dividende, nous avons sélectionné au niveau européen une liste de 20 groupes qui distribuent régulièrement avec comme critère de sélection des rendements en progression », indique Muriel Tailhades, directrice des investissements de la banque privée Edmond de Rothschild. Une offre analogue composée de 30 valeurs de rendements est proposée aux clients de la banque Lombard Odier.

Les bons placements pour obtenir des revenus réguliers

Revenus à dates fixes

Autre alternative : acheter des obligations ou des parts d’un fonds obligataire de distribution. Versé régulièrement (mensuel, trimestre), le coupon de 2 à 3 % permet d’encaisser des revenus à date fixe. Il faut être conscient qu’en se positionnant sur des obligations aux rémunérations élevées, l’épargnant prend davantage de risques. Les prêts les plus rémunérateurs sont consentis aux entreprises qui ne sont pas les mieux notées avec une possibilité de défaillance de l’émetteur.

Pour doper leur rendement, certains fonds font entrer dans leur portefeuille une minorité de ces titres notés (B- et BB-). Il y en a par exemple une petite part dans le fonds Amundi Revenus trimestriels, dont le portefeuille se compose d’obligations de crédit de sociétés du monde entier issues du secteur de la finance, des services et de la communication. A titre d’exemple, pour un investissement de 7.000 euros (soit 77 parts) dans ce fonds de distribution, le revenu annuel sera de 269,60 euros (soit 67,37 euros par trimestre).

« Les fonds de portage d’obligations d’entreprise servent entre 2,5 et 3 % par an avec un horizon de sortie en 2023 », précise indique David Guermond, banquier chez Lombard Odier. De plus, la valeur de l’obligation est sensible à l’évolution des taux d’intérêt. En cas de hausse des taux, la valeur liquidatived’un fonds obligataire peut baisser et l’épargnant subir une perte en capital.

Toujours dans l’univers de l’obligataire, le prêt à une entreprise via le crowdlending ( financement participatif ) constitue une autre piste. « La société financée rembourse au fil de l’eau sa dette, soit un bout du capital prêté plus une partie des intérêts. Selon les projets financés pendant 2 à 5 ans, les rémunérations annoncées sont comprises entre 5 et 10 % », souligne Fabrice Courault, président de Nostromo, société de formation en ingénierie patrimoniale.

A l’occasion de souscription de minibons ou d’obligations, de nombreuses plates-formes (October, Lendosphere…) proposent ces formules de remboursement amortissable à un rythme régulier (trimestriel, semestriel, annuel). Par exemple, dans le cadre d’un prêt de 3.000 euros destiné à cofinancer un projet d’installation d’éoliennes, dans les Deux-Sèvres, le montant perçu sera de 400,75 euros tous les trois mois jusqu’en 2021.

Attention, il ne faut pas sous-estimer le risque de défaut. Par précaution, mieux vaudra fractionner la somme dédiée au financement participatif en réalisant plusieurs prêts sur différentes entreprises et sur différentes plates-formes.

Autre carte à jouer, celle des fonds structurés . Indexés sur des indices boursiers, ils offrent une protection partielle du capital, cette couverture n’étant plus efficiente à compté d’un seuil de baisse (30 % à 40 %). En cas de hausses, ils offrent d’alléchants rendements sous forme de coupons annuels ou trimestriels (de l’ordre de 5 % à 6 %). Mais ce versement est aléatoire et les sommes placées sont bloquées pour 5 à 10 ans avec un risque de perte en capital.

Enveloppes fiscales

Pour les épargnants titulaires d’un contrat d’assurance-vie, il est bien sûr possible de choisir de retirer des fonds en procédant à des rachats programmés ou ponctuels. « Certains pourront même abonder un contrat existant. Par exemple, le produit de cession issu d’un bien immobilier locatif considéré comme peu rentable et fortement fiscalisé, pourra être logé dans cette enveloppe fiscale. Ce transfert est possible car l’assurance-vie n’est pas plafonnée en termes de montant. Il faudra toutefois soigner l’allocation d’actifs en répartissant la somme entre le fonds en euros et les unités de compte », souligne Thibault Cassagne, ingénieur patrimonial chez Primonial. Au final, cette opération (voir illustration) sera moins taxée et plus rémunératrice.

En revanche, la mise à contribution d’un PEA pour récupérer une arrivée d’une somme d’argent s’avère moins évidente. Plafonnée à 150.000 euros, cette poche pourra difficilement recevoir le produit d’une vente immobilière. A noter que si le PEA a au moins 8 ans, les retraits partiels n’entraînent plus la fermeture du plan. Il est donc possible, pour se procurer des revenus défiscalisés (mais soumis aux prélèvements sociaux), de prendre régulièrement ses bénéfices. Attention, le fait de retirer des fonds interdit, par la suite, tout nouveau versement. Un interdit qui pourrait être levé dans le cadre de la prochaine loi Pacte.

Enfin, bien que l’assurance-vie comme le PEA permettent une sortie en rente viagère, les professionnels de la gestion de patrimoine sont assez réservés sur cette option. « Cette solution qui consiste à aliéner un capital est une décision rigide car définitive et irréversible. C’est mal adapté à un besoin ponctuel », souligne Guilllaume Eyssette, conseiller en gestion de patrimoine chez Géfinéo.

Source: Les Echos

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