Capelli & Associés

Ingénierie Patrimoniale

Impôt sur le revenu : le mariage fait-il baisser la facture ?

Dans de nombreux cas, se pacser ou se marier permet de payer moins d’impôt en raison du caractère progressif de notre système fiscal. Il existe toutefois des situations où la facture peut être alourdie. Explications.

Aux yeux du fisc, mariage et pacs sont équivalents. Dans les deux cas, le couple devient un seul et unique foyer fiscal. Les deux conjoints sont obligés de déclarer leurs revenus ensemble (sauf l’année de leur union où une déclaration séparée est encore possible)

Quelle conséquence cela a-t-il sur les impôts du ménage ? En fait, tout est possible : la facture peut baisser, rester stable ou même monter. L’impact dépend de la répartition des rémunérations au sein du couple.

Pour calculer ce qui lui est dû, l’administration va diviser l’ensemble des ressources du foyer par deux (s’il n’y a pas d’enfants). Le barème en vigueur est ensuite appliqué à ce revenu moyen (taux de 0% jusqu’à 10.064 euros, 11% de 10.065 à 25.659 euros, 30% de 25.660 à 73.369 euros, 41% de 73.370 à 157.806 et 45% au-delà, selon le barème 2020).

Plusieurs milliers d’euros d’économies potentielles

Puis, le montant obtenu est multiplié par deux pour donner l’impôt du couple. En raison de la progressivité du système fiscal, l’opération n’est pas neutre. Elle peut même être particulièrement rentable.

Ainsi, dans le cas extrême où l’un des deux conjoints gagne 10.000 euros et l’autre 100.000 euros, l’économie atteint 5.900 euros. Plus réaliste, dans une situation où l’un gagne 22.000 euros de revenus nets imposables et l’autre 40.000, le mariage ou le pacs permettra un gain de 512 euros.

Pour que l’opération soit favorable, il faut, sauf exceptions (voir plus bas), que les deux époux aient des revenus qui ne se situent pas dans les mêmes tranches d’imposition marginale. Ainsi, deux personnes rémunérées 30.000 euros paieront le même impôt qu’elles soient mariées ou non.

Toutefois, si cette condition est nécessaire pour que l’union légale procure une économie fiscale, elle n’est pas toujours suffisante. Deux éléments entrant dans le calcul de l’impôt peuvent en effet tout remettre en cause.

La facture peut augmenter en cas de mariage

Le premier est celui du mécanisme dit de la décote qui permet de réduire la facture dès lors que l’impôt est inférieur à un certain niveau. Or ce niveau n’est pas doublé pour un couple (2.842 euros contre 1.717 euros pour un célibataire).

Des contribuables éligibles lorsqu’ils constituent deux foyers fiscaux distincts risquent d’en perdre le bénéfice en se mariant. Ainsi un couple où chacun gagne 24.000 euros paiera, au titre de ses revenus 2020, 166 euros de plus en étant marié (ou pacsé) qu’en concubinage.

Même dans certaines situations où les conjoints ne sont pas imposés dans la même tranche marginale, l’opération peut être perdante. Si madame gagne 16.000 euros (taux marginal de 11%) et monsieur 27.000 euros (taux de 30%), ils paieront 80 euros d’impôts de plus s’ils se marient.

Attention aux crédits d’impôts

Le deuxième élément qui peut transformer le mariage en mauvais calcul fiscal tient aux crédits d’impôts.

Les plafonds de certaines dépenses donnant droit à des avantages fiscaux ne sont pas doublées pour un couple marié. C’est par exemple le cas des crédits d’impôts pour l’emploi d’un salarié à domicile, qui sont plafonnés à 6.000 euros par foyer fiscal.

Deux concubins pourraient ainsi prétendre à 12.000 euros d’avantages – à condition d’engager au moins 24.000 euros de dépenses – contre 6.000 euros pour un seul foyer fiscal.

Un couple dans lequel chacun touche des hauts revenus et bénéficie d’importants crédits d’impôts pourrait ainsi ne pas avoir intérêt à se marier.

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Portugal : Du changement pour les retraités

Les députés portugais ont mis fin à l’exemption d’impôts accordée aux retraités européens bénéficiant du statut de “résident non habituel” (RNH). Mais seuls les nouveaux arrivants seront concernés par cette mesure, à dater du 31 mars 2021.

C’était annoncé depuis plusieurs semaines, c’est désormais officiel : les retraités de l’Union européenne qui souhaitent s’installer au Portugal et bénéficier du régime fiscal des “résidents non habituels” (RNH) seront désormais taxés à hauteur de 10 % sur leurs pensions.

Les députés portugais viennent de valider une proposition de loi qui met fin à l’exemption fiscale totale dont bénéficiaient jusqu’alors les résidents non habituels. Ce statut avait été créé en 2009 pour attirer les résidents étrangers alors que le pays avait grand besoin de devises.

À noter : les anciens bénéficiaires conserveront cet avantage, seuls les nouveaux arrivants seront concernés par cette mesure, qui devrait entrer en vigueur le 31 mars 2021.

Loi de finances pour 2020 : des baisses d’impôts au menu

Dès ce mois-ci, des millions de contribuables ont été informés de la baisse de leur taux de prélèvement à la source. L’impôt sur le revenu allégé et la taxe d’habitation bientôt supprimée. L’investissement locatif, lui, est toujours encouragé. Mauvaises nouvelles, en revanche, pour l’assurance-vie, la loi Pinel et les jeunes retraités.

A première vue, la loi de finances pour 2020 n’est pas révolutionnaire, il y a peu de nouveautés. Après une remise à plat complète de l’imposition de l’épargne (le fameux PFU), le recentrage de l’ISF et l’instauration du prélèvement à la source (PAS), l’année 2020 marque une pause !

Est-ce pour autant le statu quo fiscal ? Pas vraiment, car cette nouvelle loi de finances entérine tout de même deux mesures importantes pour les particuliers : une baisse d’impôt sur le revenu (même si elle ne concerne pas tout le monde) et la disparition à venir pour tous les Français, même les plus aisés, de la taxe d’habitation !

Autre bonne nouvelle, elle encourage également l’investissement locatif et les dons aux associations. Elle met fin, en revanche, à certains avantages, à la marge, attribués notamment à de vieux contrats d’assurance-vie et aux jeunes retraités.

Tranches revisitées

« Ce budget rompt avec la pression fiscale qui pèse depuis dix ans sur les ménages », avait claironné le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, en septembre 2019 lors de la présentation du projet de loi. Au total, près de 17 millions de foyers fiscaux voient leur impôt sur le revenu 2020 baisser de 300 € en moyenne.

Pour la première fois depuis 2013, le gouvernement a modifié les tranches d’imposition, en abaissant la deuxième à 11 % (au lieu de 14 %). Des seuils d’entrée et des plafonds ont également été modifiés. Mécaniquement, l’IR devrait donc baisser pour tous les contribuables. Dans les faits, la réponse n’est pas si évidente, le gouvernement voulant concentrer la baisse « en particulier pour les classes moyennes modestes ».

« Bercy a prévu des mécanismes correcteurs, un jeu d’écriture pour que les tranches à 41 % et à 45 % n’en bénéficient pas. Pour les contribuables de ces tranches, l’IR sera équivalent », prévient Philippe Malatier. Les estimations réalisées sur le simulateur de Bercy (www.impots.gouv.fr) montrent toutefois que la plupart y gagneront ne serait-ce qu’un peu.

Dans tous les cas, il n’y a pas de vrais perdants, car le nouveau barème n’a pas pour effet d’augmenter l’impôt des contribuables les plus aisés. Conséquence sur le prélèvement à la source, l‘application du nouveau barème 2020 a eu lieu dès ce mois-ci. L’administration fiscale a recalculé le taux applicable à chacun. Ainsi, tous les contribuables concernés, dont le taux de PAS est donc plus faible, ont reçu un courriel les informant de son application automatique.

Taux adaptés

Au chapitre des nouveautés, soulignons aussi la mise en place du prélèvement à la source pour les particuliers-employeurs et la fin de la déclaration annuelle des revenus pour certains foyers fiscaux. Les contribuables qui ont des situations simples (un salaire ou une pension et pas d’avantages fiscaux) vont bénéficier dès le printemps prochain de la déclaration tacite des revenus. En pratique, leur déclaration de revenus sera automatiquement validée. Bien entendu, ils recevront un mail ou un courrier en amont afin qu’ils puissent la vérifier et ils pourront aussi la corriger a posteriori. 

Disparition de la taxe d’habitation

« Cette année, 80 % des Français bénéficieront de la suppression totale de la taxe d’habitation, pour un gain moyen de 600 € », s’est félicité le 22 janvier sur son compte Twitter le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

723 € de gains par an

2020 est, en effet, la dernière année de l’exonération progressive de cet impôt local, qui s’est effectuée sur trois ans, pour huit Français sur dix. Ils ne paieront donc plus de taxe d’habitation (TH) à l’automne pour leur résidence principale.

Les 20 % de foyers fiscaux restant peuvent aussi souffler : l’exonération pour tous, un temps en cause, a bien été actée dans la dernière loi de finances, comme l’avait promis le président de la République (et après avis incitatif du Conseil constitutionnel…).

« Pour ces derniers, l’impôt sera progressivement supprimé, avec un abattement de 30 % en 2021, puis de 65 % en 2022 et de 100 % en 2023,détaille Bercy dans un communiqué. Cette mesure historique redonnera plus de 18 milliards d’euros supplémentaires de pouvoir d’achat aux Français. Le gain s’élèvera en moyenne à 723 € par foyer [et par an] pour tous les Français. »

En ce qui concerne les foyers les plus aisés, ces derniers devront donc encore patienter un an avant de voir leur facture fiscale s’alléger.

Le Denormandie plus souple

Il devrait désormais être plus aisé pour le particulier de bénéficier du jeune dispositif de défiscalisation immobilière « Denormandie ».

Entré en vigueur il y a tout juste un an, il a pour objectif d’inciter les particuliers à acheter et à rénover des logements anciens situés dans certaines villes moyennes de province (222, selon la liste « Action Coeur de ville ») ayant elles- mêmes besoin d’être redynamisées. Le Denormandie est calqué sur le Pinel : même réduction fiscale, même engagement de location, mêmes plafonds de loyer et de ressources du locataire.

Mais il ne peut s’appliquer qu’aux biens anciens, et les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération. Ces travaux sont désormais alignés sur ceux qui sont éligibles au dispositif PTZ (prêt à taux zéro). L’objectif est toujours d’atteindre au minimum le niveau E du diagnostic de performance énergétique du logement (DPE), mais la liste des travaux possibles est plus large : modernisation, agrandissement ou encore assainissement sont désormais comptabilisés.

Autre nouveauté : le périmètre du dispositif est élargi, la loi ayant supprimé la notion de « centre-ville ». Le dispositif Denormandie peut donc désormais s’appliquer dans la ville éligible, quel que soit le quartier, ce qui ouvre le champ des possibles.

Dernier point : cette réduction fiscale prendra fin le 31 décembre 2022, un an plus tard que ce qui était initialement prévu.

Trois ans de plus pour la loi Malraux

Comme le Denormandie, le dispositif Malraux permet d’acquérir un bien ancien à rénover, le plus souvent dans un immeuble de caractère, et de défiscaliser. La réduction d’impôt, en revanche, est bien plus intéressante (jusqu’à 120.000 € sur quatre ans) et le périmètre d’investissement plus large puisqu’il n’est pas limité à certaines villes, mais le ticket d’entrée est plus accessible. La loi proroge également le Malraux jusqu’au 31 décembre 2022.

Coup dur pour les assurances-vie souscrites avant 1983

C’était un avantage presque quarantenaire : les retraits sur les contrats d’assurance-vie souscrits avant 1983 bénéficiaient d’une exonération totale d’impôt. Les plus-values étaient soumises uniquement aux prélèvements sociaux (actuellement de 17,2 %).

Mais, avec l’adoption du nouveau projet de loi de finances, c’en est fini de cette dérogation. Les plus-values seront désormais imposées – comme pour tous les contrats de plus de huit ans – à un taux de 7,5 % (sans compter les prélèvements sociaux), après abattement de 4.600 € (9.200 € pour un couple). Cette mesure ne s’applique toutefois que sur les gains issus des versements effectués à partir du 10 octobre 2019.

PFU en vue

Attention pour les contrats dont l’encours dépasse déjà 150.000 € : Si l’encours est supérieur, on appliquera à ces gains une imposition au prélèvement forfaitaire unique (PFU : 17,2 % de prélèvements sociaux + 12,8 % d’impôt).

Loi Pinel : les constructions individuelles exclues en 2021

Construire une maison individuelle pour la louer et pour défiscaliser dans le cadre du dispositif Pinel, c’est possible… mais seulement pour cette année encore.

La loi de finances pour 2020 recentre le dispositif de défiscalisation Pinel sur les immeubles collectifs. Il exclut désormais les maisons. Ce recentrage sur le collectif n’est toutefois applicable qu’à partir du 1er janvier 2021.

Gare aux conditions

Même si ce n’est pas la première idée qui vient à l’esprit quand on évoque la construction, ce montage était, jusqu’à présent, autorisé par la loi. Le principe est le suivant : plutôt que d’acheter sur plan un appartement proposé par un promoteur, dans le cadre d’opérations clés en main, vous pouvez aussi acheter un terrain pour ériger un pavillon sur mesure et le louer dans le cadre du dispositif Pinel, tant qu’il est situé en zone tendue (région parisienne, banlieue des grandes villes, etc.). La location doit évidemment respecter les conditions du Pinel, à savoir trouver un locataire dans les douze mois qui suivent l’achèvement et pour six ans au moins, avec des loyers plafonnés.

Rappelons que le taux de la réduction d’impôt s’étale de 12 % à 21 % du prix de revient du bien, selon la durée de la location. Le coût de l’opération, lui, ne doit pas être supérieur à 300.000 €, de sorte que l’investisseur peut prétendre à une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 63.000 € !

Seul gros bémol, la loi Pinel entre dans le plafonnement global des niches fiscales à 10.000 € par an.

Vous vous posez des questions ? Discutons-en

Comment calculer le rendement de son investissement locatif ?

Pour calculer la rentabilité ou le rendement d’un investissement immobilier, c’est assez simple. Le rendement net ou brut s’obtient grâce au prix d’achat, de votre mensualité de prêt immobilier, du montant du futur loyer et des charges. Explications et formules de calcul de rentabilité brute et nette.

De plus en plus de Français s’intéressent à l’investissement immobilier. Un placement dans la pierre qui rassure et qui assure une rentabilité parfois plus élevée que d’autres placements financiers. 

Connaître la rentabilité, c’est-à-dire le rendement de votre investissement immobilier locatif, vous permettra de savoir si un placement rapporte plus qu’un autre en fonction du prix d’achat et du loyer que vous pouvez en dégager mais aussi des charges.

Votre objectif ? Faire en sorte que le bien s’autofinance et obtenir un meilleur rendement qu’une épargne bloquée sur un PEL ou un Livret A. Pour cela, il vous faudra réaliser quelques calculs de rentabilité en amont. 

Notez que les placements sont toujours plus ou moins risqués et que pour réaliser un bon investissement locatif vous devrez faire attention à l’emplacement du logement et à la demande locative dans la ville où vous souhaitez acheter.

Le calcul du rendement brut d’un investissement locatif 

Le calcul du rendement brut vous permet de vous faire une première idée de l’intérêt d’un investissement locatif par rapport à un autre. Il vous faudra penser à intégrer les frais de notaire. C’est-à-dire en les ajoutant au coût de l’acquisition et aux éventuels coûts des travaux si vous devez en réaliser avant de le louer. 

La formule de calcul du rendement locatif brut

(Montant du loyer x 12 mois ) x 100 / par le prix d’achat (incluant les frais d’acquisition) 

Exemple de calcul de rendement brut 

Pour un achat de 100 000 euros par exemple avec un futur loyer de 700 euros : 700 x 12 = 8 400 euros x 100/100 00 euros = 8,4%. 

Ce taux de 8,4% vous permet de comparer la rentabilité brute de votre investissement locatif. Il vous faudra l’affiner en y ajoutant les charges locatives que vous ne pourrez pas récupérer dans le loyer et impôts afin de connaître votre rentabilité réelle, autrement dit, la rentabilité nette de votre investissement locatif.

Le calcul du rendement net d’un investissement locatif 

Bien évidemment lorsque l’on est propriétaire, des frais s’accumulent notamment des charges ou des taxes. En les ajoutant, vous obtiendrez la rentabilité nette de votre investissement immobilier. 

Ce calcul vous donnera un taux différent et plus précis du précédent calcul de rendement brut. Le rendement net est donc plus proche de la rentabilité réelle de votre placement immobilier.

La formule de calcul du rendement locatif net

(Montant du loyer x 12 mois) x 100 – (les charges locatives)/par le prix d’achat 

Exemple de calcul de rendement net

Pour un achat de 100 000 euros par exemple avec un futur loyer de 700 euros : 700 x 12 mois = 8400 euros vous obtiendra le montant du loyer annuel duquel il vous faudra déduire les charges (taxe foncière, charges de la copropriété, d’assurances ou de gestion). 

Vous devrez ensuite faire la somme de toutes les charges du bien. Par exemple : 900 euros de charges de copropriété annuelles non-récupérables, 700 euros de taxe foncière, 300 euros de réparations locatives et 100 euros d’assurance loyer impayé. soit 2000 euros. Soit : 8 400 – 2 000 x 100/ 100 000 = 6,4%

Ce qui vous donne un taux de 2 points d’écart avec le rendement net. Il vous faudra également ajouter les frais de l’agent immobilier si vous confiez la gestion locative à un professionnel et le coût du crédit immobilier. 

Attention à la fiscalité de votre investissement locatif 

Pour obtenir une idée encore plus précise de votre rentabilité locative, il vous faudra calculer le rendement net-net. C’est-à-dire le rendement net de fiscalité et donc incluant votre imposition de revenus fonciers. Un élément à ne pas prendre à la légère lorsque l’on se lance dans ce type d’investissement. 

Pour obtenir votre rendement net-net, tout dépendra du régime de vos revenus fonciers et de votre tranche imposable : micro foncier, réel, micro BIC… et des dispositifs fiscaux dont vous pouvez peut-être bénéficier si vous avez effectué un investissement en loi Pinel ou en Denormandie par exemple. 

Investissement locatif : attention à la vacance locative 

Parce que votre rentabilité dépend du paiement du loyer, pensez à prévoir un ou de mois de vacance locative dans vos calculs afin d’avoir différentes hypothèses optimistes comme pessimistes. 

L’absence de locataire pèsera en effet lourd dans votre rendement. Pour cela, visez une ville où la demande pour le type de bien que vous souhaitez acheter est forte. Surtout que vous devrez assumer la mensualité du prêt immobilier chaque mois. Mieux vaut donc anticiper ces frais et prévoir une épargne de sécurité de quelques mois d’échéance de crédit, le temps de trouver un locataire… 

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Assurance vie : Cet avantage fiscal dont personne ne parle

En assurance vie, vous pouvez prendre vos bénéfices sans faire tourner le compteur fiscal. Parce que l’impôt n’est pas payé chaque année comme sur un salaire mais uniquement en cas de retrait ou de décès. Un mode de fonctionnement qui peut vous faire gagner des milliers d’euros. Démonstration. 

La discussion du projet de loi de finances au Parlement est souvent un moment à risque sur le plan fiscal. 2019 ne déroge pas à la règle.

Un amendement adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 22 octobre prévoit que les gains engendrés par des primes versées depuis le 10 octobre 2019 sur les contrats d’assurance vie souscrits avant le 1er janvier 1983 ne seraient plus exonérés d’impôt mais soumis au régime de droit commun des contrats de plus de huit ans.

Deux avantages fiscaux bien connus

La suppression de cette mesure historique – à confirmer – ne doit pas faire oublier l’essentiel : l’assurance vie conserve un régime fiscal privilégié. La faible taxation des revenus et l’exonération des capitaux décès à hauteur de 152.500 euros par bénéficiaire sont connues des épargnants avisés.

Le troisième avantage fiscal l’est beaucoup moins, à savoir qu’en assurance vie, vous pouvez prendre vos bénéfices sans passer par la case impôt.

Le fonctionnement fiscal du contrat d’assurance vie est bien plus avantageux que celui du compte-titres ordinaire (CTO), souvent présenté comme le grand concurrent. Les dividendes encaissés au sein d’un CTO font l’objet d’un prélèvement à l’encaissement de 30% (la fameuse flat tax ou prélèvement forfaitaire unique).

L’enveloppe de capitalisation qui change tout

Quant aux plus-values, elles sont aussi imposées à 30% mais en n+1. Dis autrement, à chaque fois que vous encaissez un gain au sein d’un CTO, Bercy et les organismes sociaux prélèvent leur dîme.

Il en va tout autrement avec l’assurance vie mais aussi avec le plan d’épargne en actions (PEA) et le plan d’épargne entreprise (PEE). Car il s’agit d’enveloppes de capitalisation.

C’est-à-dire que vous pouvez effectuer des mouvements – vendre ou acheter des unités de compte – sans faire tourner le compteur fiscal. Les gains en assurance vie ne sont pas taxés tous les ans (hors prélèvements sociaux sur le fonds en euros) comme un salaire ou une pension de retraite mais uniquement en cas de retrait ou au décès du titulaire du contrat.

Un gain de 24.000 euros en dix ans

Prenons un exemple pour bien comprendre l’intérêt du décalage dans le temps du paiement de l’impôt et, surtout, chiffrer combien vous pouvez gagner en toute légalité.

Supposons que vous détenez 200.000 euros en Bourse. La conjoncture devient moins favorable et vous vendez tous vos titres. La plus-value (la différence entre le prix d’achat et de vente) est de 100.000 euros.

Si vous gérez votre épargne via un compte-titres ordinaire, vous allez payer 30% de prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur ce gain, soit 30.000 euros. Et n’aurez plus que 170.000 euros à réinvestir.

Alors qu’avec l’assurance vie, comme vous n’avez payé ni impôt ni prélèvements sociaux lors de la vente de vos unités de compte, vous pouvez replacer 200.000 euros, soit 30.000 euros de plus.

Après dix ans, sur la base d’un rendement annuel moyen pour les actions de 7%, ces 30.000 euros, vous auront fait gagner 29.014 euros, soit 24.023 euros après prélèvements sociaux.

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Où placer votre argent après la baisse du taux du Livret A ?

Gelé à 0,75% depuis 2016, le taux d’un des placements préférés des Français tombera à 0,50% le 1er février 2020. Compte tenu de l’inflation, la rémunération réelle du Livret A devient ainsi nettement négative. Dans ce contexte, faisons le point sur les autres placements existants permettant d’espérer un gain supérieur à 0,50%. Ils sont classés selon leur degré de risque.

La (mauvaise) nouvelle était attendue. Le taux du Livret A et de ses près de 300 milliards d’euros d’encours sera réduit le 1er février prochain.

La rémunération du petit livret rouge – gelée depuis 2016 sur décision politique – passera de 0,75% à 0,50% (même évolution pour le LDDS). En cause : l’application prévue de longue date d’une nouvelle méthode de calcul. Celle-ci fait la moyenne entre l’inflation hors tabac sur six mois et le taux monétaire de court terme, Eonia, sur le dernier semestre, avec un taux plancher à 0,50%.

Rendement réel négatif

L’application pure de ce calcul fait ressortir un taux de 0,23% (0,87% d’inflation hors tabac et -0,42% pour l’Eonia). Le taux plancher est donc appliqué.

À 0,50%, le taux du Livret A (ou du LDDS) est nettement inférieur à la hausse du niveau général des prix qui a atteint 1,1% en moyenne en 2019. Sa rémunération «réelle», après prise en compte de l’inflation, est ainsi négative de 0,6% (0,5 – 1,1).

Cela signifie que 1.000 euros placés sur votre livret deviendront 1.005 euros un an plus tard (5 euros d’intérêt). Mais ces 1.005 euros permettront d’acheter moins de biens et services qu’un an plus tôt. Si l’inflation reste à 1,1%, le pouvoir d’achat de ces 1.005 euros sera en fait de 994 euros (1.000 – 0,6% de 1.000).

À noter : laisser dormir son argent sur son compte courant ne devient pas pour autant une bonne solution. Le rendement réel dans ce cas tombe à -1,1%.

Dans ce contexte, où placer son argent pour, à minima, limiter son érosion ?

De nombreux produits d’épargne existent pour atteindre cet objectif. Mais ils ne se valent pas tous et, surtout, ils ne correspondent pas à tous les profils.

Nous vous les présentons en partant du moins risqué pour finir sur le plus risqué (et potentiellement le plus rémunérateur).

Dans l’univers des placements peu risqués

Vieux PEL

Parmi les placements sans risques, le meilleur choix reste un plan d’épargne logement d’ancienne génération. Ouvert avant février 2015, il offre un rendement de 2,07% net.

Limites du placement : il faut déjà posséder un tel plan (les PEL actuels offrant 1% brut, voir plus bas). Ce placement est par ailleurs assez peu liquide puisque tout retrait entraîne sa fermeture.

Livret d’épargne populaire

A défaut de «vieux» PEL, vous pouvez vous tourner vers le Livret d’épargne populaire (LEP).

Ce placement garanti par l’État et totalement liquide, comme le Livret A, offrira un rendement de 1% à partir du 1er février (1,25% auparavant). Soit deux fois plus que le Livret A ou le LDDS et un taux proche du niveau de l’inflation.

Limites du placement : le LEP est accessible sous condition de ressources. Le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 19.977 euros pour une part de quotient familial au titre des revenus 2018. Selon Bercy, 40% des ménages français y seraient éligibles. Le gouvernement a d’ailleurs décidé de simplifier les modalités d’ouverture d’un LEP, en faisant en sorte que les banques puissent vérifier elles-mêmes l’éligibilité auprès de l’administration fiscale. Le plafond du LEP est par ailleurs plus faible que celui du Livret A ou du LDDS (7.700 euros contre 22.950 et 12.000 euros, respectivement).

Le fonds en euros d’une assurance vie

Placement financier préféré des Français avec environ 1.400 milliards d’euros d’encours, le fonds en euros offre une rémunération nettement supérieure à celle du Livret A.

En moyenne, elle devrait ainsi ressortir à 1,4% (1,16% net de prélèvements sociaux) en 2019.

Le capital est moins liquide en assurance vie que sur un Livret A mais il peut généralement être récupéré en une quinzaine de jours, voire moins.

Très sécurisé, le placement n’est toutefois pas aussi sûr que le Livret A. Le capital de ce dernier est en effet garanti par l’État alors que le fonds en euros est garanti par la société d’assurance (généralement une compagnie privée) et la garantie est parfois brute de frais de gestion.

Limites du placement : la forte baisse des taux d’intérêt affecte le rendement et pousse de plus en plus d’assureurs à limiter l’ouverture de nouveaux contrats 100% fonds en euros.

Les livrets bancaires

Hors taux promotionnels, les livrets bancaires sont généralement moins intéressants que le Livret A ou le LDDS.

Limites du placement : les taux promotionnels affichés ne sont généralement valables que pour quelques mois. Ils sont aussi bruts d’impôts alors que les gains sur ces placements sont fiscalisés (17,2% de prélèvements sociaux minimum et 30% en tout si vous êtes imposables).

Dans l’univers des placements risqués

L’assurance vie avec une dose d’unités de compte

Pour espérer doper le rendement de votre épargne, vous pouvez souscrire un contrat d’assurance vie comptant une part de fonds en euros (sans risque ou presque) et une part d’unités de compte (actions, immobilier).

Plus la part d’unités de compte est élevée, plus le potentiel de rendement est important mais plus le risque est fort.

Limites du placement : à partir du moment où vous mettez du risque, mieux vaut s’engager sur une durée de placement d’au moins plusieurs années. Il est également conseillé d’investir régulièrement pour lisser votre prix de revient.

L’immobilier via des SCPI

Investir dans une Société civile de placement immobilier permet de miser sur la pierre sans avoir à assumer l’achat d’un bien immobilier et sa gestion locative.

Les SCPI servent d’importants rendements depuis plusieurs années, tirés par la hausse des prix de l’immobilier.

Les performances passées ne présument toutefois pas des performances futures et ce placement n’est absolument pas un placement sans risque.

Limites du placement : les frais, comme pour tout investissement immobilier, sont élevés. La liquidité est assez faible et peut devenir problématique en cas de retournement du marché.

Les actions en Bourse

Sur le long terme, la Bourse sert historiquement un rendement élevé mais d’importantes variations peuvent subvenir.

Le placement est risqué puisque le capital peut être entièrement perdu.

Tout en diversifiant vos investissements, vous pouvez miser sur des actions en direct si vous avez du temps à consacrer à cette activité. Dans ce cas, privilégiez l’ouverture d’un plan d’épargne en actions (PEA), fiscalement plus intéressant que le compte-titre.

Si vous souhaitez miser sur la Bourse sans vous y intéresser plus que ça, vous pouvez aussi acheter des trackers, ces instruments financiers qui répliquent la performance d’indices boursiers, ou des fonds et sicav(contrôlez les frais).

Pour vous aider à déterminer quelle solution correspond le mieux à vos besoins, discutons-en ensemble.

Source:Le revenu

Monnaie digitale de banque centrale : un moyen de réduction de la ponction des vieilles banques sur le PNB

Le 15 octobre dernier la Banque de France divulgue un document de travail faisant état de la réflexion pour l’Etat de recourir à une crypto monnaie qui lui serait propre. 

L’examen des  modalités et des conséquences de l’émission d’une monnaie digitale de banque centrale (MDBC) se révèle encourageant : Un motif d’émission d’une MDBC pourrait être d’abaisser les coûts de transaction grâce à l’utilisation  de la Blockchain. Comme la technologie sous-jacente ne comporte pas de coûts élevés, l’émission d’une MDBC  pourrait aussi discuter le monopole onéreux que les banques classiques en renforçant la concurrence par l’entrée de nouveaux prestataires.

Pour les spécialistes de la Banque de France, en renforçant la concurrence et en permettant des gains de productivité à la fois dans les services de paiements et au-delà (services financiers, commerce de détail,…),  l’émission d’une MDBC représenterait un choc d’offre qui soutiendrait la croissance économique  à court et moyen terme et qui pèserait transitoirement sur les prix. Une manière de dire que cette crypto monnaie d’Etat réduira la ponction des vieilles banques sur la production de la richesse nationale.

En savoir plus :

https://publications.banque-france.fr/monnaie-digitale-de-banque-centrale-une-deux-ou-aucune

Épargne retraite : les décisions à prendre à 30, 40 et 50 ans

Pour être à l’abri des soucis financiers quand vous vivrez inactif d’acheter, il est recommandé d’acheter votre logement à 30 ans, de diversifier vos placements à 40 ans et de souscrire au nouveau PER (plan d’épargne retraite) qui a vocation à remplacer Perp, Madelin et Article 83.

Allongement de la durée de la vie, baisse du rendement des placements traditionnels (immobilier locatif et assurance vie en tête), érosion des pensions des régimes obligatoires… l’avenir financier des futurs retraités s’annonce morose.

Conscient du problème, le gouvernement entend relancer les placements labellisés retraite (Perp, Madelin, article 83, Perco) en les réformant dans le cadre du projet de loi Pacte publié au journal officiel fin mai 2019.

Les principales mesures annoncées visent à simplifier et harmoniser les dispositifs existants. Un nouveau plan d’épargne retraite (PER) lancé le 1er octobre 2019 englobe l’ensemble des dispositifs existants. Il permettra une sortie en rente et/ou en capital en fonction des desiderata de chaque épargnant. Comme toujours l’intérêt et la portée de ce nouveau placement dépend du contenu exact des produits proposés par les professionnels.

À 30 ans, achetez votre logement

En gestion patrimoniale, il faut savoir sortir des sentiers battus mais aussi rester classique quand le bon sens l’impose.

L’acquisition de la résidence principale reste la première décision à prendre pour préparer sa retraite. N’avoir ni dette à rembourser, ni loyer à décaisser quand vous vivrez inactif vous aidera à boucler votre budget.

Si vous n’avez pas les moyens d’acheter votre logement, faute d’apport suffisant ou de prix trop élevés dans les grandes agglomérations, investissez dans un appartement locatif ou une résidence secondaire. L’important est de mettre un pied dans l’immobilier, une composante majeure de tout patrimoine.       

À 40 ans, dotez-vous d’une épargne diversifiée en Bourse et assurance vie

Après une quinzaine d’années de vie professionnelle, les revenus deviennent plus significatifs et la résidence principale est en bonne partie payée. C’est donc l’âge idéal pour entamer une véritable diversification.

Priorité à l’assurance vie : Enveloppe fiscale vedette, elle donne accès à une panoplie de supports d’investissement adaptés à tous les profils d’épargnants, des plus frileux aux plus dynamiques.

En pratique, alimentez chaque mois un contrat en investissant 70 à 80% de vos versements sur le fameux fonds en euros à capital garanti et 20 à 30% en actions internationales pour profiter du dynamisme des marchés financiers à long terme.         

À 50 ans, souscrivez un produit d’épargne retraite

Nous ne les recommandons qu’aux contribuables de plus de 50 ans, taxés à au moins 30%.Quel que soit votre choix, pensez à interrogez votre interlocuteur sur les conditions de sortie : rente et/ou capital, fiscalité.

Notez que la loi Pacte ne modifie pas la hiérarchie des placements, même si elle améliore les conditions de sortie des produits retraite.

Enfin, l’assurance vie reste sur la plus haute marche du podium.

Arnaques financières : quand la recherche du rendement vire à l’enfer

Bitcoins, options binaires, vins, forêts… les placements atypiques offrent un terroir idéal pour édifier diverses escroqueries. L’Autorité des marchés financiers et le parquet de Paris tirent la sonnette d’alarme.

Un milliard d’euros. C’est la somme considérable perdue par les épargnants, entre juillet 2017 et juin 2019, non à cause des aléas des marchés boursiers mais des multiples escroqueries financières dont ils ont été victimes. « Nous sommes face à un véritable fléau ! », a déclaré Robert Ophèle, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), lors d’une conférence conjointe avec le parquet de Paris et l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel), le 17 septembre. « Il s’agit de véritables escroqueries, pas de simples manquements à la réglementation des placements », a précisé le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz.

Majoritairement concentrées sur le Forex et le crédit jusqu’en 2016, les arnaques se sont déplacées vers de nouveaux supports, surfant sur les tendances du moment comme le diamant, les crypto-actifs, les forêts, le vin, les fausses SCPI (par la duplication frauduleuse de vrais sites Internet de SCPI) ou encore… les vaches laitières.

Gare aux démarchages

L’érosion des rendements des produits classiques (livret A et assurances-vie en euros) pousse les épargnants à chercher des placements plus rémunérateurs et, a fortiori, à prendre plus de risques. Les escrocs l’ont bien compris. Via « des organisations très élaborées », explique Rémy Heitz, ils ciblent majoritairement les plus de 50 ans, qui représentent plus de 65% des victimes. Une fois ferrées, elles sont entraînées dans « une spirale infernale ».

Tout commence par un simple démarchage, en ligne (une publicité, par exemple), par messagerie électronique ou par téléphone (le numéro étant le plus souvent français). « La victime est mise en relation avec un faux conseiller dont le discours est manipulatoire, mêlant des informations avérées et mensongères », détaille l’AMF. L’escroc tente de lui vendre un placement atypique avec promesse de taux très rémunérateurs. Pour le mettre en confiance, il lui propose de placer « à l’essai », une somme relativement faible, « le plus souvent 1.000 euros », détaille le procureur de Paris.

Harcèlement et usurpation d’identité

Le placement litigieux tient toujours ses promesses, dans les premiers temps, et s’avère en effet rémunérateur. Mais ce n’est qu’un rendement en trompe-l’œil pour inciter le particulier à verser plus. « Les escrocs n’hésitent pas non plus à se faire passer pour des autorités administratives afin de soutirer encore plus d’argent, par exemple pour la DGFIP* qui réclamerait des impôts sur les sommes investies », prévient Christophe Perruaux, le procureur de la République adjoint de Paris. L’usurpation d’identité d’acteurs publics est l’une des méthodes les plus employées par les escrocs financiers.

Si les investisseurs souhaitent récupérer leurs mises, il leur est demandé divers frais coûteux (frais de garde, de déblocage, de douanes, etc.). Encore plus de sommes à verser… dont ils ne reverront jamais la couleur. « Les démarches des escrocs sont extrêmement insistantes, elles virent au harcèlement, dénonce Rémy Heitz. L’année dernière, l’une des victimes [NDLR : un couple de retraités] a perdu près de 500.000 euros ! ».

Avant de céder à l’appel du rendement, il est donc plus que recommandé de vérifier la liste noire de l’AMF et, plus généralement, d’éviter de répondre aux démarchages…

Capelli et Associés vous accompagne pour éviter les mauvaises surprises et sélectionner les investissements sains.

La France emprunte pour la première fois à taux négatif sur quinze ans

-0,03%, c’est le taux d’intérêt auquel la France a emprunté, rapporte « Les Echos ». L’opération a eu lieu jeudi et concerne un montant de 1,5 milliard d’euros sur 15 ans. C’est la première fois que l’Agence France Trésor obtient un taux négatif pour une obligation de cette durée.

En juin, sur le marché secondaire, où s’échangent les obligations déjà émises, le taux de celles de la France à 10 ans était tombé en négatif à -0,0018%. Dans la foulée, le 4 juillet, le pays empruntait pour 4,97 milliards d’euros à échéance de 10 ans à un taux inédit de -0,13%.

Jeudi, la France a également levé pour une décennie 4 milliards d’euros à un taux encore plus bas, à -0,36 %, et 3 milliards à 30 ans au taux de +0,52%.

Plus de 10 milliards au total

Au total, ce sont 10,14 milliards d’euros qui ont été levés ce début septembre en comptant également l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) verte dite « green bound » fléchée vers la transition énergétique et l’environnement.

Pour l’Etat, ces taux négatifs sont certainement une bonne affaire, puisque cela signifie qu’il est payé pour emprunter (mais ça ne compense pas encore l’inflation). En revanche, pour les épargnants, cela veut dire que les fonds en euros risquent de rapporter de moins en moins. Ces fonds sont presque toujours compris dans les assurances-vie par exemple, et ils sont la plupart du temps composés de dette souveraine ou d’entreprises, mais ils sont alors garantis en capital.

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